Les approches que je pratique

En psychothérapie, une approche ou orientation désigne la manière dont le ou la thérapeute comprend le fonctionnement psychique et le changement. C’est un peu comme une paire de lunettes : chaque approche offre une manière différente de regarder ce que vous vivez, d’en comprendre le sens et de proposer des outils adaptés.

Les thérapies comportementales, cognitives et émotionnelles (TCCE) partent du principe que nos pensées, nos émotions et nos comportements sont liés. Lorsqu’un schéma devient source de souffrance ou de blocage, la thérapie aide à le repérer, à le comprendre et à le modifier de façon concrète.

En pratique, les séances sont structurées autour de vos difficultés actuelles. On explore ensemble ce que vous vivez, vos pensées automatiques, vos réactions émotionnelles et vos comportements. Le travail se fait à votre rythme, dans un cadre bienveillant. Des exercices concrets peuvent être proposés (en séance ou entre les séances) pour vous aider à progresser dans votre quotidien. L’objectif est de vous donner des outils pour mieux faire face à ce que vous traversez, renforcer vos ressources et retrouver un mieux-être durable.

(en cours de formation)

La thérapie des schémas part du principe que certaines croyances profondes, souvent issues de l’enfance ou de relations importantes, peuvent influencer durablement notre manière de penser, de ressentir et d’agir. Ces schémas peuvent nous faire revivre les mêmes difficultés ou souffrances, parfois sans qu’on en ait pleinement conscience.

En séance, on travaille d’abord à identifier ces schémas (ex. : peur de l’abandon, sentiment de ne pas être à la hauteur, exigence excessive…), puis à comprendre leur origine et leur impact dans votre vie actuelle. Le travail alterne entre dialogue, exploration émotionnelle et exercices concrets (imagination guidée, jeux de rôle, techniques cognitives, etc.). L’objectif est de vous aider à prendre du recul sur ces schémas, à mieux répondre à vos besoins émotionnels, et à construire des façons de penser et d’agir plus saines et apaisées.

(en cours de formation)

L’ICV est une thérapie douce et profonde qui aide à guérir les blessures émotionnelles en renforçant le sentiment de continuité et de sécurité intérieure. Elle part du principe que certaines expériences passées n’ont pas été intégrées correctement par le cerveau, ce qui peut provoquer des réactions actuelles douloureuses ou disproportionnées.

En séance, on utilise un outil central : la ligne du temps. Le thérapeute vous guide pour revivre, de façon répétée et sécurisée, les événements de votre vie dans l’ordre chronologique. Cette répétition permet au cerveau de comprendre que ces événements appartiennent au passé, ce qui aide à apaiser les émotions et à retrouver une sensation de stabilité intérieure. Le travail se fait dans un cadre bienveillant, respectueux de votre rythme et de ce que vous êtes prêt·e à explorer.

La médiation animale : un soutien thérapeutique précieux

Qu’est-ce que la médiation animale ?
La médiation animale, aussi appelée zoothérapie, consiste à intégrer un animal (souvent un chien) dans un cadre thérapeutique, éducatif ou social. L’animal agit comme un médiateur, un “tiers” dans la relation entre le patient et le professionnel. Il aide à créer un lien, à rassurer et à faciliter les échanges.

Quels sont les bénéfices de la médiation animale ?

Apaisement émotionnel
La présence du chien favorise la détente, réduit le stress et peut même faire baisser le rythme cardiaque et la pression artérielle. Il contribue à améliorer l’humeur et à soulager les tensions émotionnelles. Cela peut être particulièrement utile dans les périodes de mal-être, d’anxiété ou de dépression.

Facilitateur de lien social
Le chien attire l’attention et suscite naturellement l’envie d’interagir. Il peut briser la glace dans les échanges et aider les personnes les plus réservées à s’exprimer. Sa présence réconfortante permet aussi de se sentir en sécurité et moins seul.

Un soutien non jugeant
Le chien ne parle pas, ne critique pas, ne juge pas. Sa douceur et sa constance peuvent rassurer, encourager l’expression de soi, ou simplement offrir un moment de calme et de réconfort. Pour certains, il devient un point d’ancrage affectif ou un confident silencieux.

Une aide pour mieux se connaître
Le chien agit parfois comme un miroir : il capte et reflète nos émotions. En observant ses réactions, certaines personnes prennent conscience de leur propre état intérieur. Il aide aussi à vivre le moment présent, sans se perdre dans les pensées ou les inquiétudes.

Et dans une séance, comment ça se passe ?
Souvent combinée à d’autres approches (comme les thérapies cognitives et comportementales), la médiation animale ne remplace pas une thérapie, mais l’enrichit. Elle propose une relation différente, authentique et réconfortante, qui ouvre de nouvelles voies vers le mieux-être.

Une thérapie se construit dans la régularité et demande un véritable investissement personnel : c’est un travail en profondeur, souvent long, fondé sur le principe des petits pas, car ce qui est en place depuis longtemps a bien souvent une fonction qu’il faut d’abord comprendre avant de pouvoir le transformer. Je pratique également la thérapie de soutien, qui aide à traverser des périodes difficiles ou de changement, sans forcément engager un travail au long cours.

L’alliance thérapeutique, c’est le lien de confiance, de collaboration et de sécurité qui se construit entre vous et votre thérapeute. Elle repose sur trois piliers : un accord sur ce que vous souhaitez travailler, une entente sur la manière d’y parvenir, et une relation bienveillante qui soutient votre engagement. Cette alliance permet d’avancer ensemble, à votre rythme, dans un cadre clair et respectueux. Elle vous encourage à devenir acteur ou actrice de votre propre cheminement, en vous sentant écouté·e, soutenu·e et impliqué·e tout au long du processus.

La première séance est un temps d’échange bienveillant, sans pression. Vous venez comme vous êtes, sans rien à préparer. C’est l’occasion de faire connaissance, de parler de ce qui vous amène, à votre rythme, sans obligation de tout dire tout de suite. Il s’agit, avant tout, de notre première rencontre, un moment pour découvrir ma manière de travailler et ressentir si vous vous sentez suffisamment à l’aise et en confiance. Je suis là pour vous écouter, poser des questions si besoin, et vous aider à mettre des mots sur votre situation. Cette première séance permet également de répondre à vos questions, d’évoquer d’éventuels objectifs, et de voir ensemble si vous souhaitez initier un travail thérapeutique.

Si vous décidez de commencer un travail thérapeutique, nous prendrons le temps de définir ensemble un rythme qui vous convient. Une certaine régularité est souvent aidante pour nourrir l’évolution du travail engagé, mais elle s’adapte toujours à vos besoins, à votre énergie et à ce que vous traversez. Cette fréquence n’est jamais figée : elle peut évoluer au fil du temps. Il arrive aussi que certaines séances soient plus légères que d’autres. Parfois, c’est volontaire, parfois cela surgit comme une bouffée d’air frais, ou encore comme une façon de se préparer à aborder un sujet plus difficile. Ajuster le rythme et le contenu des séances à votre réalité du moment fait pleinement partie du processus thérapeutique.

Annulations et reports

Merci de me prévenir au minimum 48 heures à l’avance en cas d’annulation ou de report, sauf cas exceptionnels. Ce délai permet de proposer ce créneau à d’autres patients. Les rendez-vous non honorés ne sont pas facturés, mais après 2 annulations faites moins de 48 heures avant (sauf cas exceptionnels), je ne prendrai plus de nouveaux rendez-vous.

Absences sans prévenir

En cas de 2 absences consécutives sans prévenir, je ne poursuivrai plus les rendez-vous. Cela garantit un cadre respectueux pour tous.

Retards

Un retard de plus de 15 minutes (sauf cas exceptionnel) entraîne l’annulation du rendez-vous.
Si le retard est inférieur à 15 minutes, la durée du rendez-vous sera réduite d’autant

Vous pouvez me contacter par mail ou SMS à tout moment.
Je répondrai dès que possible, sauf durant mon week-end, du dimanche au mardi matin, et les vacances.

Beaucoup de personnes se posent cette question. Si vous ressentez un mal-être, du stress, des difficultés à avancer ou à comprendre certaines choses dans votre vie, alors c’est déjà une bonne raison de venir en parler. On n’a pas besoin d’aller « mal » pour consulter.

Il n’y a pas de hiérarchie dans la souffrance. Ce qui compte, c’est ce que vous ressentez. Si quelque chose vous pèse ou vous questionne, c’est légitime de chercher du soutien.

Non, bien au contraire. Demander de l’aide demande souvent du courage. C’est une démarche responsable, tournée vers votre mieux-être.

 Non, pas du tout. On part de ce que vous vivez aujourd’hui, et vous êtes libre de parler des aspects que vous souhaitez, à votre rythme.

Cela dépend de vos besoins. Certaines personnes viennent pour quelques séances, d’autres pour un accompagnement plus long. Nous en discutons ensemble et vous restez libre à chaque étape.

Le psychologue a une formation universitaire en psychologie (bac+5) et accompagne les patients par une approche clinique ou thérapeutique. Le psychiatre est un médecin spécialisé en santé mentale, habilité à poser un diagnostic et prescrire des traitements. Le titre de psychothérapeute, réglementé par l’État, peut être porté par un psychologue, un psychiatre ou un professionnel de santé formé à la psychothérapie. En revanche, les titres de psychanalyste et de psychopraticien ne sont pas protégés : ils ne garantissent ni diplôme officiel, ni encadrement. Il est donc essentiel de vérifier la reconnaissance du titre pour un accompagnement sérieux et sécurisé

Oui, tout ce que vous partagez est strictement confidentiel. Le secret professionnel est une obligation légale et éthique.

La médiation animale : une pratique ancienne aux bienfaits reconnus

La médiation animale n’est pas une pratique nouvelle. Son utilisation à visée thérapeutique remonte au XVIIIe siècle, lorsque l’Anglais William Tuke introduisit des lapins et des volailles auprès de personnes souffrant de troubles psychiatriques. À une époque où ces patients étaient souvent maltraités, cette approche marquait déjà un changement de regard.

Peu à peu, les asiles anglais ont commencé à intégrer des animaux de compagnie, notamment à la fin du XIXe siècle. Après la Première Guerre mondiale, des initiatives similaires voient le jour aux États-Unis : une tortue fut introduite dans un hôpital militaire pour apaiser l’anxiété et la solitude des soldats, puis un chien, en 1942, pour les soutenir dans leur guérison. Même Freud recevait ses patients en présence de sa chienne Jofi, témoin silencieux de ses consultations.

C’est dans les années 1960 que la médiation animale prend un tournant décisif grâce au psychologue américain Boris Levinson. Un jour, alors qu’il reçoit un enfant autiste mutique, son chien Jingles entre dans la pièce. L’enfant se tourne vers l’animal, le caresse, et commence soudainement à lui parler. Ce moment marque un tournant : Levinson perçoit l’animal comme un facilitateur de lien, un « co-thérapeute ». Il développera par la suite le concept « The dog as co-therapist ».

Depuis, de nombreux professionnels de la santé mentale ont observé les effets positifs de la médiation animale : apaisement émotionnel, amélioration des interactions sociales, réduction de l’anxiété, ou encore accès plus direct aux émotions. Comme le dit Maryse de Palma (Sarica, 2017) : « Les difficultés relationnelles humaines résident souvent dans la peur d’être jugé ou rejeté. Notre passion pour les animaux domestiques répond à ce besoin d’amour inconditionnel. »

La médiation animale ne remplace pas un suivi psychologique ou psychiatrique traditionnel, mais elle peut en être un précieux complément, en créant un espace de confiance, de calme et de lien, parfois plus facilement qu’avec les mots.

Sarica, J. (2017). Zoothérapie de José Sarica—Editions Arthaud. https://www.arthaud.fr/zootherapie/9782081377554